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Irène POPARD

Biographie

Née le 30 septembre 1894 à Paris, Irène POPARD est la première à s’être intéressée à l’éducation corporelle de la femme française.

Elle entame des études de kinésithérapie et obtient ses premiers diplômes. Elle accompagne sa mère (infirmière) dans les hôpitaux et travaille entourée des meilleurs spécialistes de l’époque.

À 17 ans, elle part faire un stage dans un atelier de couture aux États-Unis, où elle pratique la gymnastique américaine : « Esthetic » ou « Harmonic Gymnastic ».

Elle voit danser Isadora DUNCAN à Boston. L’univers d’Isadora DUNCAN et la liberté de la danseuse aux pieds nus, dépouillée de toutes conventions, libre d’exprimer la vérité, vont influencer sa vie.

De retour en France, elle s’inscrit à la Sorbonne où elle poursuit des études gymniques sous la direction du grand maître de la gymnastique, Georges DEMENY considéré comme le fondateur de la Gymnastique Scientifique.

Elle devient la première femme diplômée du cours supérieur d’éducation physique. À cette époque, toutes les gymnastiques sont enseignées par et pour des hommes.

Pour donner ses premiers cours, elle loue une petite salle au 1er étage d’un théâtre. Ses six premières élèves, d’abord décontenancées, sont éblouies par ses trouvailles.

Dans les locaux de l’Union Chrétienne des Jeunes Filles, ce qu’elle enseigne est proprement scandaleux ! Mais, très vite, alors qu’elle donne déjà des leçons particulières rue Bayard, le Tout-Paris accourt.

Quelques mois après sa première démonstration publique, l’École POPARD est demandée de tous côtés : elle ne refuse jamais son concours, toujours bénévole : fêtes de bienfaisance, galas pour l’enfance malheureuse, manifestations sportives, concours et festival des fédérations, réunions des amis des sports, des écrivains sportifs, inaugurations de stades, concours d’élégance, petites kermesses de clubs et grands dîners mondains.

On voit les POPARD dans les théâtres, sur les terrains, à Buffalo, au Parc des Princes, au Vélodrome d’Hiver, dans les cirques, les parcs, les hôtels particuliers, les cinémas de banlieue.

En 1924, on la sollicite pour les Jeux Olympiques de Paris.

En 1938, puis en 1949, elle participe aux Chorégies d’Orange.

En 1949, à la demande de Serge LIFAR, elle investit l’Opéra de Paris, pour participer à la création du ballet « La naissance des couleurs ».

La province la réclame ! C’est alors le début de la tournée dans presque toutes les villes de France. Invitées par les monitrices, qui constituaient un réseau de plus en plus étendu, 

les Popard laissent le souvenir de gestes purs, amples, complets, de figures superbement enchevêtrées et superbement défaites. 

Après avoir connu le succès, Irène connaît la gloire ! 

– Les journaux écrivent : 
« Irène POPARD triomphe à la gaîté lyrique » 
« Succès sans précédent du gala de l’école POPARD »

– Trois triomphateurs au Gala de l’Association Sportive au Casino de Paris : 

René DORIB, Joséphine BAKER et… Irène POPARD. 

– Pas un coin de France où on n’ait lu ce nom, pas une ville de France 

où n’enseignent ses élèves, pas une région qu’elle n’ait sillonnée. 

– Des articles paraissent à l’étranger sur sa Gymnastique Harmonique. 

Dans sa volonté très moderne de s’adresser à toutes les classes sociales, encore une fois à l’avant-garde, elle enseigne à l’Université Populaire de Saint-Denis. 

Sous l’influence de ses maîtres, elle crée sa propre méthode

Elle s’investit d’une mission : libérer la femme, l’épanouir. 

« Celles qui ont des corsets autour du corps et de l’âme » 

Elle est faite Chevalier, puis Officier de la Légion d’Honneur en 1948. 

Elle fut conduite au cimetière de Marcigny le 22 avril 1950. 

Sa vie a été à la fois un paradoxe et un exemple. 

…Son enseignement demeure et est toujours actuel. 

Avant elle, la gymnastique était interdite aux femmes françaises. 

Irène POPARD leur a rendu la liberté de se réapproprier leur corps et la possibilité de s’exprimer. 

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